Le citron (jaune et vert)

Citrons verts et jaunes

Citrons verts et jaunes

Il ne faudra pas être pressé pour prendre connaissance de tous les fantastiques bienfaits du citron. Le citron, c’est l’as des as des fruits.

C’est pourquoi on se le procurera non traité, issu de l’agriculture biologique.

Premièrement, il ralentirait la progression du cancer.

Il a été démontré que les flavonoïdes, des composés antioxydants contenus dans les agrumes, pouvaient ralentir la prolifération de plusieurs lignées de cellules cancéreuses et diminuer la croissance des métastases.

D’autres composés contenus dans ces agrumes (les limonoïdes) ont également démontré des effets anticancer in vitro ou sur des modèles animaux.

Ils pourraient diminuer la prolifération de cellules cancéreuses du sein, de l’estomac, du poumon, de la bouche et du côlon.

De plus, la pectine du citron, comparée à celle de 3 autres agrumes (pamplemousse, tangerine et orange), présente la meilleure capacité à inhiber la croissance de certaines tumeurs cancéreuses.

Alors le citron, rempart contre le cancer? Peut être bien et pas seulement.

D’autres expériences ont démontré que l’ériocitrine et l’hespérétine, extraits de l’écorce du citron ou de son jus, pouvaient diminuer ou prévenir l’augmentation des dommages reliés au stress oxydatif.

De plus, l’ériocitrine pourrait favoriser le recul de cellules leucémiques. Qui plus est, plusieurs études ont démontré qu’un apport régulier en flavonoïdes provenant d’agrumes est associé à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires. Les flavonoïdes contribueraient à améliorer la vasodilatation coronarienne, à diminuer l’agrégation des plaquettes sanguines à prévenir l’oxydation du « mauvais » cholestérol.

En outre, les protéines présentes dans un jus de lime pourrait améliorer la réponse immunitaire, ces mêmes composantes protéiques qui pourraient participer à l’arrêt de la prolifération de cellules cancéreuses.

Le citron a aussi des propriétés anti-inflammatoires en inhibant la synthèse et l’activité des médiateurs impliqués.

Parmi d’autres effets observés, deux limonoïdes présents dans les agrumes (la limonine et la nomiline) inhiberaient la réplication du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), en plus d’inhiber l’activité de la protéase  du virus. De plus, certains limonoïdes du citron démontrent une activité contre certains champignons pathogènes.

Ces résultats sont prometteurs, mais n’ont pas fait l’objet d’études cliniques contrôlées pour le moment. A suivre donc.

Citrus, miracle autour de la perte de poids ?

De nombreux régimes amaigrissants vantent l’utilisation du citron et de son jus pour son impact sur la perte de poids. Il a été démontré que les personnes obèses avaient des concentrations de vitamine C inférieures aux non-obèses. En effet, de faibles taux de vitamine C seraient reliés à l’accumulation de graisse abdominale. Les individus qui consomment suffisamment de la vitamine C oxyderaient 30% plus de gras corporel au cours d’une séance d’exercice modéré comparativement aux individus ayant de faibles consommations vitamine C.

Bref, de faibles apports en vitamine C constitueraient une barrière à la perte de gras corporel chez les obèses. Tout de même, aucune étude clinique contrôlée  pour évaluer spécifiquement l’impact de la consommation de citron sur la perte de poids n’a été réalisée à ce jour. Il faudra donc attendre des études supplémentaires pour confirmer leurs effets potentiels.

Précautions

Si l’on ne peut se procurer ces agrumes issus de l’agriculture biologique, il est recommandé de les brosser et de les laver avec un peu de savon de Marseille ou de savon liquide à vaisselle et de les rincer ensuite à grande eau lorsqu’on veut consommer le zeste. Cette pratique n’éliminera pas tous les résidus de pesticides, mais elle en réduira tout de même la concentration.

Contre indications

On devrait éviter de consommer du citron ou de la lime, ou leurs jus, en même temps que des médicaments antiacides. En effet, plusieurs agrumes augmentent l’absorption de l’aluminium contenu dans les antiacides. Il vaut mieux espacer de 3 heures la prise d’antiacides et de fruits citrins ou de leur jus.

Le citron, la lime, ainsi que leurs jus, devraient également être évités par les personnes souffrant de reflux gastro-oesophagien, d’oesophagite peptique et de hernie hiatale. Ces aliments peuvent causer une irritation de la muqueuse de l’oesophage ou causer des brûlures épigastriques.

Sous traitement de la warfarine, le jus de lime est à proscrire, causant une diminution de l’activité anticoagulante du médicament.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *